Février 2014, Maputo, Mozambique
PAUL - Nous sommes bien arrivés au Mozambique ! Mais quelles péripéties avons-nous dû affronter pour en arriver là où nous sommes !
PAUL - Nous sommes bien arrivés au Mozambique ! Mais quelles péripéties avons-nous dû affronter pour en arriver là où nous sommes !
Après cette journée de repos bien méritée à Nelspruit, nous
nous sommes levés à 7h du matin pour aborder le long chemin qui nous séparait
de Maputo. Au programme, laver la voiture, faire le plein, la rendre à
l’aéroport de Kruger Mpumalanga, imprimer (je ne sais comment) une lettre d’invitation
envoyée par un ami d’ami à Maputo, prendre un bus jusqu’à la frontière, faire
nos visas, arriver jusqu’à Maputo, retrouver un ami d’ami d’ami qui nous donnerait
les clefs d’un appartement. La journée s’annonçait longue.
Première
étape : imprimer la lettre d’invitation nécessaire pour le visa
mozambicain ; que nous avons réussi à faire dans un cyber café/centre de
formation informatique à vocation associative dans un centre commercial de
Nelspruit. Une dame charmante nous prie de faire comme chez nous et facture un
prix d’ami.
Nous repartons rapidement à la recherche d’une de ces « Car
Wash » qui pullulent dans tout le pays… sauf dans cette foutue
ville ; visiblement ! Nous en avions repéré un la veille, mais
difficile de remettre la main dessus dans une ville que nous ne connaissons
pas. Buppie, un vieux Afrikaner de 70 ans fait penser à Hugh Hefner, avec ses
playmates noires en mini short, moussant les 4x4 des riches blancs de la ville.
Devant rendre la voiture 45 mn plus tard, nous lui expliquons que nous sommes
pressés, mais nous arrivons un peu tard. Après négociations, il nous fait
passer avant tous les autres automobilistes, peu réjouis… que nous retrouvons
au café en attendant que notre voiture soit prête. Nous retrouvons également
par hasard le couple de Finlandais avec qui nous avions partagé le safari au
Parc Kruger venus là pour un petit déjeuner réputé dans la ville. N’ayant
pas assez d’argent sud-africain pour s’offrir qu’un modeste café, nous ne
pouvons nous joindre à eux.
Nous partons retrouver notre voiture prête à
l’heure promise, remercions Buppie et ses drôles de dames et fonçons vers l’aéroport avec 20 bonnes minutes de
retard. Nous nous arrêtons cependant deux fois : pour faire le plein et
parce que nous avons trouvé le moyen de nous perdre ! Bref, une demi-heure
plus tard, pied au plancher, nous pénétrons sur le parking encerclé par les
antilopes, de l’aéroport de Kruger Mpumalanga. Un responsable des locations de
voiture opine du chef après un contrôle sommaire : tout est en règle.
A
présent, à 25 km de Nelspruit, nous devons regagner la ville pour prendre un
bus jusqu’à Maputo. Aucune navette n’est disponible ; le seul moyen est
une voiture avec chauffeur. Siswe, dans un costume resplendissant (littéralement,
car on voyait notre reflet dans une telle parure !), nous escorte en BMW
jusqu’à l’arrêt de car, en nous demandant, à nous Français, des conseils en
Amour ! Nous le saluons, payons le prix fort et achetons nos billets… Non
pas pour Maputo car il faut déjà posséder le visa, mais jusqu’à la frontière
mozambicaine.
Le bus ultra moderne nous y achemine en effet et nous abandonne
avec nos sacs de 20 kg, au poste frontière de Ressano Garcia, bondé de
centaines de personnes de toute la région. Transpirant, fatigués, nous
patientons tout de même derrière un groupe de jeunes Israéliennes, à qui il
manque pour chacune tel ou tel papier. Face à un douanier des plus arrogants,
nous coopérons, faisant même sauter notre ceinture de dollars car nous ne nous
attendions pas à une telle somme pour le visa : 85 dollars.
Une fois la frontière franchie, nous abordons le problème
suivant : rejoindre Maputo, à 120 km de là. Nous négocions avec un
chauffeur de bus, à qui il reste quelques précieuses places. Son second, le
patron à bord, chéri de ses dames et comique pour tous, Francisco, prend
plaisir à répercuter nos négociations surréalistes, pour le bonheur des autres occupants
du bus. Pendant quelques heures, nous sympathisons
avec notre voisin, qui nous donne plein de conseils pour voyager au Mozambique
et même dans notre étape suivante, au Malawi. Nos instructions pour la suite,
données au téléphone par Pierre, qui travaille à la coopération Suisse, sont de
se retrouver au restaurant Piri Piri, où nous attendrons qu’il nous apporte les
clefs de l’appartement de Nathan, ami et ancien colocataire de Magali, avec qui
Charlotte et moi avons travaillé il y a plus d’un an. (Ouf ! J’espère que
vous suivez.)
A peine installés à la terrasse du Piri Piri, j’entends
« Paul ? ». Je me retourne et voilà que surgit des ténèbres des
rues de Maputo : Fernando, avec qui j’ai travaillé en Afghanistan il y a
plus de 5 ans. Il vient d’arriver et va travailler avec Médecins Sans
Frontières dans la région de Tete, que notre ami du bus nous avait justement conseillé
comme chemin pour le Malawi. Nous promettons donc de rendre visite à Fernando à
Tete et attendons Pierre, qui débarque peu après. En un éclair, il nous liste
les principales attractions de Maputo et nous installe dans l’appartement de Nathan
ou plutôt un palace au 16e étage avec vue sur l’Océan Indien.
A
peine Pierre a-t-il pris congé que nous nous installons sur le balcon pour un
verre de rouge bien mérité !
c'est vraiment bien chouette yous ces récits, que du kif!!
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