Mercredi 29 janvier, Port St Johns
CHA - Après cette petite baignade, retour à l’auberge ou nous
sommes partis à la recherche d’un restaurant, mais nous avons fait chou blanc
et avons donc atterri dans une pizzeria, je l’avoue, assez classique. Petit
fait divers : profitant du vent frais du large en mangeant nos pizzas,
nous avons rencontré « Mr le Cafard » sur la terrasse. Sympa
non ? Ça donne envie de manger la pizza après…
Lundi : Départ assez tardif pour Port Elizabeth. Nous
avons décidé de passer par Blukrans Pass ou nous avons déjeuné dans un petit restaurant
faisant face au pont où a lieu… le plus grand saut à l’élastique du
monde : 216m ! Vous ne pouvez pas imaginer le cas de conscience que ça
m’a posé de déjeuner en regardant ces personnes sauter. J’y vais, j’y vais pas ?
Et puis comme il nous restait de la route, que je venais de déjeuner, etc. x
1000 raisons de le faire, pas le faire, j’ai décidé que non, je n’irais pas. Mais
bon, juste par curiosité, « On regarde le prix, Paul ? ». Et
c’est là que j’ai vraiment renoncé… 800 rands, soit environ 60€. Ca n’est pas
énorme mais c’est hors budget et puis, bon, bref, ok, enfin, je ne l’ai pas
fait… c’est haut quand même !
Après cette pause, nous avons rendu visite aux gros chats
dans la réserve de Jukani. Les gros chats, c’est des lions, des tigres, des
panthères, des pumas etc. Grosse ballade d’1h30 parmi tous ces animaux magiques
avec surtout une superbe hyène, très en forme, qui voulait nous attaquer à
travers le grillage.
Quelques heures de voiture après, nous avons atterri à Port
Elizabeth dans une auberge avec piscine svp ! Mais qui dit piscine, dit
maillot, dit… serviette… Mais où sont donc passées nos serviettes ? Ah
mais oui… toujours en train de sécher dans l’auberge de ce matin, à 400km de
là. Bon, il n’y a plus qu’à en racheter. Après avoir pris des renseignements auprès
de la réceptionniste, nous voilà partis à pied au magasin de sport qui n’est,
je cite « pas très loin ». 30 minutes de marche plus tard… On arrive
à Disneyland. Un château avec des tours qui est en réalité un centre commercial
avec un casino, des restos, un ciné et une petite rivière qui coule
tranquillement dans ce palais de la consommation. Les seules serviettes de bain
à l’horizon sont hors de prix donc nous sommes rentrés, à pied toujours, et
bredouille à l’auberge.
Diner dans un petit resto très chouette au bord de la
mer. Couché tôt et heureusement car un troupeau (composé de 4 buffles) de
Français a décidé de poser sa tente à côté de la nôtre en omettant totalement
notre présence et notre sommeil. Aussi impoli que nous, les Français, pouvons
l’être.
Donc réveil 6h30, longueur dans la piscine pour se réveiller
complétement et départ pour East London.
Mardi : on reprend la N2, route que l’on suit depuis le
début pour aller voir la Diaz Cross, croix posée en 1488 sur une plage par un
navigateur portugais, à laquelle on accède uniquement après une ballade d’une
heure et quelque sur la plage. Dans un brouillard à couper au couteau, on se
gare sur le parking et on part à la recherche de cette croix.
Une bonne heure après (et quelques arrêts photos) on tombe
sur une croix en bois d’1,90m environ et puis… c’est tout ! J’avoue que
j’ai pensé « tout ça pour ça ?! ». Mais bon, l’ambiance était
très spéciale avec ce brouillard englobant les dunes et les vagues, le sable
blanc presque transparent et surtout personne à l’horizon. Une impression de
bout du monde rendant presque nostalgique. Le chemin du retour nous a paru
beaucoup plus court et nous avons r epris la route après avoir déjeuné de sandwichs sur le parking (beaucoup plus terre à terre vous vous en doutez !)
Quelques heures de route en plus dans les pattes pour une grosse déception. L’auberge sans internet, sans confort, sans rien, sans ambiance, sans personne bref… sans. La ville aussi, sans. Une ville portuaire sans resto, sans charme. On a encore atterri dans une pizzeria ou nous avons pris à emporter pour aller diner dans la cuisine glauque et sale de l’auberge. Résultat, on était sous la tente à 8h30 et moi, je dormais à 9h. Au moins, c’est la plus longue nuit depuis le début du voyage.
Ce matin, levé 8h30, petit dej rapide dans cette auberge nulle et en route direction Port St Johns. Sur le chemin, arrêt au Musée de Mandela (la route traverse son village d’origine). Puis de la route encore, beaucoup de route, mais on a un planning à tenir.
Nous avons réservé dans une auberge qui a l’air top. Port St Johns est connu pour être le coin des hippies ou il fait bon vivre. Autant vous dire qu’après l’auberge d’hier, on a hâte ! On roule, on roule, on roule à travers des routes de montagne en descendant vers la mer et on arrive dans un village tout perdu avec un chouette marché et une ambiance qui a l’air top. Mais notre auberge est plus loin encore, perdue dans la forêt tropicale (oui, c’est la forêt tropicale). Et puis, d’un seul coup, c’est le chemin, où nous croisons un âne qui s’avère être la mascotte de notre auberge.
Et on débouche sur un vrai coin de paradis. Tout en bois, tout en palmiers, tenu par des locaux, peuplé d’animaux (chiens, chats, ânes, singes etc.) en haut d’une montagne avec vue sur une crique.
Je vous écris de la table du bar, sur fond de reggae, la pluie tombe depuis quelques minutes mais ça rafraichit l’air, certains jouent au ping-pong, d’autres mangent des homards et nous on pense à vous ! Cet endroit est magique et on a bien envie d’y rester plus longtemps… à voir !
| "Quand notre coeur fait boum..!" C.Trenet |
heureusement que les pizzas sont bonnes hein?
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