PAUL - Un trajet d’Asie du Sud-Est à la Nouvelle-Zélande,
pays des kiwis, est loin d’être des plus banals. Le plus gros choc est bien sûr
culturel, car nous retrouvons une civilisation « occidentale » après
6 mois de pays en développement. Le second choc, pas moins surprenant, est
d’ordre thermique. Je vous dirais qu’on se caille les miches, je serais encore
loin de la réalité.
Le froid est tout de même en totale opposition avec
l’accueil des autochtones. Même les douaniers de l’aéroport d’Auckland sont
souriants. Et pourtant, l’arrivée n’est pas aisée : nos sacs sont bien
arrivés mais pas leur couverture imperméable, qui ont dû faire la joie d’un
bagagiste passionné de voyage. Deuxième étape : nous sommes obligés de
déclarer tout matériel de camping ou de rando ayant touché à toute autre terre
que la protégée néo-zélandaise. S’ils savaient que nous étions passés par
l’Afrique et l’Asie… Bon, ce nettoyage gratuit fera le plus grand bien à notre
tente et à nos bottes.
C’est toujours sous l’égide de la gratuité que nous découvrons
Auckland : une agence propose une promenade guidée fort sympathique pour
découvrir la ville en une matinée. Nous quittons après le groupe pour escalader
Mount Eden, un cratère surplombant toute la ville et le stade mythique d’Eden
Park (pas de match ce jour-là, fichtre !)
Nous n’avons que très peu de temps dans ce pays, donc nous
décidons rapidement de tailler la route. Une location de petit camping-car plus
tard, nous faisons le choix très difficile de ne visiter que l’île du nord sur
laquelle nous nous trouvons et de ne pas affronter l’île du sud, plus sauvage
et plus belle
de réputation.
C’est donc bien installés dans notre vaisseau que nous
mettons tout d’abord le cap sur le nord et Bay of Islands. Nous retrouvons les
joies du camping, avec en bonus une gazinière, parfaite pour cuire des petits
steaks à l’arrière du camion !
En face de Bay of Islands se trouve la très jolie petite île
de Russell, avec la plus ancienne église du pays, son petit port de pêche, son
petit pub... Bref, un mignon coin de paradis (malgré le froid) à 45 minutes de
bateau de la côte.
Retour à Auckland pour partir vers l’Est, cette fois-ci, et
la péninsule de Coromandel. La route est
tout simplement sublime ; elle n’est pas sans rappeler la baie d’Halong au
Vietnam ! Cha, qui conduit, est ravie de ce spectacle, qui ne l’empêche
pas de bien conduire, avec le volant à droite, à nouveau.
La petite ville de Coromandel nous plaît instantanément. Une
fois installés dans un camping perdu au bout du monde, sur la baie à même la
plage, nous allons découvrir l’institution qu’est le pub quasi-centenaire. Les
moules néo-zélandaises (énormes) nous déçoivent quelque peu, mais la tourte au
mouton, à l’anglaise, est un pur délice ! Nous goûtons également à un très
bon Sauvignon Blanc de la région de Napier, plus au sud.
Et c’est donc vers ce sud que nous nous dirigeons ensuite,
vers la ville mythique de Rotorua. En chemin, nous faisons une halte
« geek » à Hobbiton, le village des personnages petits mais
sympathiques des films « Le Seigneur des Anneaux » ou « Le Hobbit ». Nous avons
rattrapé notre retard sur ces films en improvisant des séances cinéma au fond
du van, à l’aide de l’ordinateur portable. La visite de Hobbiton est assez
magique, car une vraie ambiance de village a bien été recréée pour les besoins
des tournages. Le guide nous éclaire de quelques astuces de captation, comme la
différence de taille des personnages, sans images de synthèse. Le tout se
finit, comme souvent, autour d’une bonne bière, mais ici, c’est dans
l’authentique taverne du Dragon Vert, dans son cadre idyllique.
Pour loger à Rotorua, nous avons deux possibilités : le
parking d’un bar en pleine ville (c’est le week-end, il risque d’y avoir du
bruit jusqu’au petit matin) ou un camping, en plein milieu de nulle-part. Cap sur
nulle-part ! Et on ne sera pas déçu : au bord du lac Okaro, nous
sommes seuls. Bon, pas de douche, ni même d’arrivée d’eau, c’est à la
fraiche ! Mais quel bonheur de n’avoir pour seule compagnie une bande de
canards, peu farouches, qui viendront tailler le bout de gras jusqu’à la tombée
de la nuit.
Une nuit… froide… très froide. Nous dormons mal dans le
camion, avec les fesses gelées. Nous apprendrons le lendemain qu’il a fait
-3°C. Ressentant le besoin de se réchauffer, nous décidons de découvrir les sources
chaudes et autres geysers, renommés dans cette partie très volcanique du monde.
On nous promet une éruption à 10h15 précises. Nous soupçons sont vite
confirmés : l’éruption est provoquée chimiquement, mais reste assez
spectaculaire quand même. Nous visitons ensuite le parc des geysers, dont les
couleurs, les odeurs d’œuf pourri et les émanations surréalistes nous
transportent sur une autre planète (peuplée de hordes de touristes certes).
Mention spéciale à la « palette de l’artiste », un bassin aux mille
couleurs, dont le diable se servirait volontiers pour ses vils desseins… ou à
la piscine d’arsenic, vert pomme !
Nous continuons la route pour Taupo et faisons notre halte
habituelle au centre d’info touriste. Nous y apprenons que c’est un des meilleurs
endroits au monde pour sauter en parachute (et l’un des moins chers). Cha, que
l’idée taraude depuis le début du voyage, décide de ne pas le faire, car 250$,
c’est 250$ ! Nous rencontrons peu après, de manière quelque peu saugrenue,
un souffleur de verre français, installé depuis peu à Taupo. Alors je ne sais
pas exactement ce qu’il a dit d’extraordinaire ou quels vers il a insufflé,
mais Cha s’est ruée au centre d’info et a acheté son billet pour le saut en
parachute prévu une heure plus tard.
On remonte en voiture et on fonce vers l’aéroport. Je décide
de rester à terre, en compagnie de mon vertige, alors que Cha s’envoie déjà en
l’air avec le premier instructeur de saut en parachute venu !
Dix minutes et 4000 mètres plus tard, j’entends une Cha hurlante
remettre les pieds sur terre. Allez, les fesses dans le van, et on rentre à la
maison, ma jolie ! Je ne saurai décrire les sensations qu’elle a vécu,
mais disons qu’elle a gardé un de ces sourires bêtes pendant quelques
jours !
Le lendemain, nous ferons une petite balade près de la ville
à la découverte des chutes de Taupo, très impressionnantes, car elles
véhiculent des milliers de centimètres cube à la seconde. Le spectacle est
saisissant.
Notre séjour se termine là où il a commencé, à Auckland, où
nous retrouvons Louise, une amie de Charlotte, qui nous accueille à bras ouvert
et nous loge pendant deux jours. Pour une fois que l’on ne croise pas un autre
barbu passé par l’Afghanistan !
Plein les yeux, c’est comme ça que l’on se souvient de la
Nouvelle-Zélande. Alors que nous nous envolons pour Los Angeles et le Far West,
où nous attendent monts et merveilles, nous avons du mal à imaginer qu’il
existe un plus beau pays que celui des kiwis (qui se cachent rudement bien,
d’ailleurs !)
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| Mont Eden à Auckland |
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| La jolie petite église de Russell |
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| Russell |
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| No comment.... |
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| La fameuse gazinière et Paul qui surveille le dîner ! |
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| Coromandel |
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| Coromandel |
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| Coromandel |
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| Bienvenue à Hobbiton ! |
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| Cherchez bien, caché quelque part, il y a des hobbits... |
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| Hobbiton |
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| Hobbiton |
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| Le camping avec les canards |
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| THE canard |
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| L'éruption du geyser à 10h15 |
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| La palette de l'artiste |
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| Préparation avant le saut |
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| Départ |
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| Les chutes de Taupo |
Je veux une photo des moules ! ;) Génial le saut en parachute, j'espère que Cha nous racontera ! Profitez bien du Far West, vous allez en prendre plein les mirettes, même si ça a déjà été le cas jusqu'ici :)
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