lundi 1 septembre 2014

Kiwi-vra, verra (ou pas…) !

PAUL - Un trajet d’Asie du Sud-Est à la Nouvelle-Zélande, pays des kiwis, est loin d’être des plus banals. Le plus gros choc est bien sûr culturel, car nous retrouvons une civilisation « occidentale » après 6 mois de pays en développement. Le second choc, pas moins surprenant, est d’ordre thermique. Je vous dirais qu’on se caille les miches, je serais encore loin de la réalité.

Le froid est tout de même en totale opposition avec l’accueil des autochtones. Même les douaniers de l’aéroport d’Auckland sont souriants. Et pourtant, l’arrivée n’est pas aisée : nos sacs sont bien arrivés mais pas leur couverture imperméable, qui ont dû faire la joie d’un bagagiste passionné de voyage. Deuxième étape : nous sommes obligés de déclarer tout matériel de camping ou de rando ayant touché à toute autre terre que la protégée néo-zélandaise. S’ils savaient que nous étions passés par l’Afrique et l’Asie… Bon, ce nettoyage gratuit fera le plus grand bien à notre tente et à nos bottes.

C’est toujours sous l’égide de la gratuité que nous découvrons Auckland : une agence propose une promenade guidée fort sympathique pour découvrir la ville en une matinée. Nous quittons après le groupe pour escalader Mount Eden, un cratère surplombant toute la ville et le stade mythique d’Eden Park (pas de match ce jour-là, fichtre !)

Nous n’avons que très peu de temps dans ce pays, donc nous décidons rapidement de tailler la route. Une location de petit camping-car plus tard, nous faisons le choix très difficile de ne visiter que l’île du nord sur laquelle nous nous trouvons et de ne pas affronter l’île du sud, plus sauvage et plus belle 
de réputation.

C’est donc bien installés dans notre vaisseau que nous mettons tout d’abord le cap sur le nord et Bay of Islands. Nous retrouvons les joies du camping, avec en bonus une gazinière, parfaite pour cuire des petits steaks à l’arrière du camion !

En face de Bay of Islands se trouve la très jolie petite île de Russell, avec la plus ancienne église du pays, son petit port de pêche, son petit pub... Bref, un mignon coin de paradis (malgré le froid) à 45 minutes de bateau de la côte.

Retour à Auckland pour partir vers l’Est, cette fois-ci, et la  péninsule de Coromandel. La route est tout simplement sublime ; elle n’est pas sans rappeler la baie d’Halong au Vietnam ! Cha, qui conduit, est ravie de ce spectacle, qui ne l’empêche pas de bien conduire, avec le volant à droite, à nouveau.

La petite ville de Coromandel nous plaît instantanément. Une fois installés dans un camping perdu au bout du monde, sur la baie à même la plage, nous allons découvrir l’institution qu’est le pub quasi-centenaire. Les moules néo-zélandaises (énormes) nous déçoivent quelque peu, mais la tourte au mouton, à l’anglaise, est un pur délice ! Nous goûtons également à un très bon Sauvignon Blanc de la région de Napier, plus au sud.

Et c’est donc vers ce sud que nous nous dirigeons ensuite, vers la ville mythique de Rotorua. En chemin, nous faisons une halte « geek » à Hobbiton, le village des personnages petits mais sympathiques des films « Le Seigneur des Anneaux »  ou « Le Hobbit ». Nous avons rattrapé notre retard sur ces films en improvisant des séances cinéma au fond du van, à l’aide de l’ordinateur portable. La visite de Hobbiton est assez magique, car une vraie ambiance de village a bien été recréée pour les besoins des tournages. Le guide nous éclaire de quelques astuces de captation, comme la différence de taille des personnages, sans images de synthèse. Le tout se finit, comme souvent, autour d’une bonne bière, mais ici, c’est dans l’authentique taverne du Dragon Vert, dans son cadre idyllique.

Pour loger à Rotorua, nous avons deux possibilités : le parking d’un bar en pleine ville (c’est le week-end, il risque d’y avoir du bruit jusqu’au petit matin) ou un camping, en plein milieu de nulle-part. Cap sur nulle-part ! Et on ne sera pas déçu : au bord du lac Okaro, nous sommes seuls. Bon, pas de douche, ni même d’arrivée d’eau, c’est à la fraiche ! Mais quel bonheur de n’avoir pour seule compagnie une bande de canards, peu farouches, qui viendront tailler le bout de gras jusqu’à la tombée de la nuit.

Une nuit… froide… très froide. Nous dormons mal dans le camion, avec les fesses gelées. Nous apprendrons le lendemain qu’il a fait -3°C. Ressentant le besoin de se réchauffer, nous décidons de découvrir les sources chaudes et autres geysers, renommés dans cette partie très volcanique du monde. On nous promet une éruption à 10h15 précises. Nous soupçons sont vite confirmés : l’éruption est provoquée chimiquement, mais reste assez spectaculaire quand même. Nous visitons ensuite le parc des geysers, dont les couleurs, les odeurs d’œuf pourri et les émanations surréalistes nous transportent sur une autre planète (peuplée de hordes de touristes certes). Mention spéciale à la « palette de l’artiste », un bassin aux mille couleurs, dont le diable se servirait volontiers pour ses vils desseins… ou à la piscine d’arsenic, vert pomme !

Nous continuons la route pour Taupo et faisons notre halte habituelle au centre d’info touriste. Nous y apprenons que c’est un des meilleurs endroits au monde pour sauter en parachute (et l’un des moins chers). Cha, que l’idée taraude depuis le début du voyage, décide de ne pas le faire, car 250$, c’est 250$ ! Nous rencontrons peu après, de manière quelque peu saugrenue, un souffleur de verre français, installé depuis peu à Taupo. Alors je ne sais pas exactement ce qu’il a dit d’extraordinaire ou quels vers il a insufflé, mais Cha s’est ruée au centre d’info et a acheté son billet pour le saut en parachute prévu une heure plus tard.


On remonte en voiture et on fonce vers l’aéroport. Je décide de rester à terre, en compagnie de mon vertige, alors que Cha s’envoie déjà en l’air avec le premier instructeur de saut en parachute venu !
Dix minutes et 4000 mètres plus tard, j’entends une Cha hurlante remettre les pieds sur terre. Allez, les fesses dans le van, et on rentre à la maison, ma jolie ! Je ne saurai décrire les sensations qu’elle a vécu, mais disons qu’elle a gardé un de ces sourires bêtes pendant quelques jours !

 Le lendemain, nous ferons une petite balade près de la ville à la découverte des chutes de Taupo, très impressionnantes, car elles véhiculent des milliers de centimètres cube à la seconde. Le spectacle est saisissant.

Notre séjour se termine là où il a commencé, à Auckland, où nous retrouvons Louise, une amie de Charlotte, qui nous accueille à bras ouvert et nous loge pendant deux jours. Pour une fois que l’on ne croise pas un autre barbu passé par l’Afghanistan !

Plein les yeux, c’est comme ça que l’on se souvient de la Nouvelle-Zélande. Alors que nous nous envolons pour Los Angeles et le Far West, où nous attendent monts et merveilles, nous avons du mal à imaginer qu’il existe un plus beau pays que celui des kiwis (qui se cachent rudement bien, d’ailleurs !)

Mont Eden à Auckland

La jolie petite église de Russell

Russell

No comment....

La fameuse gazinière et Paul qui surveille le dîner !

Coromandel

Coromandel

Coromandel

Bienvenue à Hobbiton !

Cherchez bien, caché quelque part, il y a des hobbits...

Hobbiton

Hobbiton

Le camping avec les canards

THE canard

L'éruption du geyser à 10h15

La palette de l'artiste

Le pudding à l'arsenic.. oups pardon, piscine...

Préparation avant le saut

Départ

Les chutes de Taupo


1 commentaire:

  1. Je veux une photo des moules ! ;) Génial le saut en parachute, j'espère que Cha nous racontera ! Profitez bien du Far West, vous allez en prendre plein les mirettes, même si ça a déjà été le cas jusqu'ici :)

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