lundi 29 septembre 2014

La Floride, c'est pas trésor-cier !



CHA - Le voyage en Floride se fera, comme l’a dit Paul, sous le signe de l’amitié : entre Sandrine, chez qui nous avons été accueillis comme des rois, Harry Potter, que nous n’avons pas rencontré en personne mais dont nous avons visité le « monde » et Domitille, une amie vivant à Miami. Autant vous dire qu’on en a bien profité !

Nous avons commencé notre séjour à Orlando où nous avons été accueillis par Sandrine. Française, installée aux USA depuis 20 ans, Sandrine a croisé notre chemin lors d’une dégustation de vin au Lac Inle en Birmanie. Nous avions discuté 5 minutes puis avions repris notre chemin. Mais dans ces 5 minutes, Sandrine nous avait proposé de venir lui rendre visite si on passait à Orlando. Très sympa ! Trois semaines environ après cette rencontre, nous étions en train de dîner dans le marché de Luang Prabang au Laos quand j’aperçus quelqu’un qui lui ressemble étrangement. Eh bien, c’était elle, en chair et en os ! Nous avons passé la journée du lendemain avec elle à explorer les environs à moto. Et là, nous voilà à Orlando, Floride, Etats-Unis, à nouveau avec elle. Le bonheur du voyage ! Sauf que là, on a l’impression de rentrer à la maison après un long voyage. Nous sommes comme des coqs en pâte dans cette jolie maison jaune, rouge et vert, bourrée de charme et de bons produits français ! Sandrine nous gâte vraiment, et parce que j’ai promis d’arrêter de lui dire : « Merci pour ton accueil ! » (Je sens qu’elle va lire ce post !)

Bref, vous avez compris qu’on était donc très en forme (grâce à la confiture Bonne Maman aux mûres) et remontés (grâce au rhum de Belize siroté sur le perron) pour affronter le parc Harry Potter ! Bon, je préviens tout de suite les sceptiques et les rabâcheurs : J’ASSUME ! J’ai été très fan pendant mon adolescence et je le suis encore un peu/beaucoup, alors obligation de passer une journée dans ce monde rêvé ! Paul, qui sur mes menaces conseils a lu dévoré les 7 livres et vu les 8 films, est aussi content d’y aller. Il doit sûrement être plus content que je sois contente d’y aller que content tout court mais moi je suis contente qu’il soit content tout court et contente que je sois contente d’y aller.
Nous voilà donc en route pour le Parc Universal au sein duquel se trouve Harry Potter ! Je ne vais pas tout vous décrire car je pourrais y consacrer des pages et des pages mais un seul mot résume cette journée : Wwwwaaaaaahhhhhhoooouuuuu !!!! Ils ont fait super fort, ceux qui ont fait ça. Tout y est !

D’abord tu rentres dans Pré au Lard. A droite : la gare qui te permet de prendre le train pour Londres et le Chemin de Traverse. A gauche : les magasins (Honeyduke’s, Ollivander’s…) puis l’Auberge des Trois Balais, la poste et des magasins encore, puis une estrade en plein air où ont lieu des mini-spectacles, et puis, et puis, et puis… Poudlard ! En grand ! En (presque) vrai ! Et une fois tout ça avalé, tu regardes les détails : la roulotte en forme de citrouille qui vend de la Bièraubeurre (note de Paul : Imaginez un soda au caramel. Dégueulasse ? Tout-à-fait !), les apprentis sorciers enfants tenant leur baguette magique à la main et qui lancent des sorts à certains endroits délimités (et ça fonctionne vraiment ! Ils sont trop forts chez Universal !), l’éboueur habillé lui aussi en sorcier, des animateurs déguisés qui se mélangent à la foule pour faire plus vrai que nature… Tout est détail, et tout est bien fait. Seul hic, sur les toits des maisons : des paquets de fausse neige menacent de nous écraser alors qu’il fait 35° à l’ombre. Bon, ils ne pouvaient pas tout prévoir non plus !

Les attractions (grand-huit) sont sympa, sans plus car elles quittent un peu l’univers du livre pour rejoindre celui de la consommation. Je les fais toutes quand même tandis que Paul m’attend patiemment. Nous décidons de faire ensemble celle dans l’enceinte de Poudlard, et grand bien nous fasse parce que c’était la meilleure. Pour rejoindre l’attraction, tu dois traverser Poudlard, la grande salle, les couloirs avec les tableaux qui parlent, la salle de classe du Pr Lupin, la salle commune de Gryffondor… Tout y est ! L’attraction en elle-même est sympa, elle fait un peu peur mais elle est rigolote : une sorte de grand huit avec projections d’images, où tu enfourches ton balai et tu suis Harry Potter. Bref, tout est génial.

Mais ce n’est pas tout ! Attendez, vous croyez que j’en avais fini !? Eh bien non, parce qu’après, tu prends le train ! Oui, monsieur, le Poudlard Express qui t’emmène à Londres pour faire tes emplettes dans le Chemin de Traverse. Cinq minutes de train, et hop, nous voilà catapultés en plein Londres. Une cabine téléphonique rouge, un mur de brique rouge, copie conforme de la gare de King’s Cross… Manque plus qu’un anglais en costume qui te demande « Would you like a cup of tea ? » Je m’égare… Mais tout de même, c’est bien fait, à tel point que tu rentres dans le chemin de traverse par un mur dérobé, et là… Wahou ! C’est gigantesque ! Des allées dans tous les sens qui forment un labyrinthe où tu évolues entre les magasins de farce et attrapes des Weasley, Florian le glacier, le Chaudron Baveur, les vendeurs de Bièraubeurre, les boutiques diverses et variées, le tout saupoudré de joie et de bonne humeur et de petits sorciers pointant leur baguette magique (à 35 dollars) et tentant de jeter des sorts (et qui manquent par la même occasion d’éborgner frère, sœur, parents ou passants). Mais le clou du spectacle, ce n’est pas l’Allée des Embrumes où de vrai-faux sorciers traînent dans les rues sombres pour te faire peur et où tu peux visiter Barjaux & Beurk, voir l’armoire à disparaître… C’est Gringotts’, la banque des sorciers, au centre du Chemin de Traverse, aussi tordue et brinquebalante que possible, avec, au sommet, dominant fièrement la foule de touristes : un dragon ! Et qui crache du feu, en plus ! Du vrai feu ! Toutes les 10 minutes ! Ils sont vraiment très forts chez Universal !

J’ai donc passé la journée la bouche ouverte, les yeux comme des soucoupes, à essayer de tout voir et de tout faire. C’est vraiment magique (en même temps, c’est Harry Potter !) Alors, bien sûr c’est commercial, bien sûr c’est hors de prix, bien sûr c’est rempli de touristes en short transpirant sous leur robe de sorcier acheté 150 dollars, bien sûr, je sais tout ça. Mais, comme ils sont vraiment trop trop forts chez Universal (je vous l’avais pas déjà dit ?), tu n’as même pas l’impression de dépenser 20 dollars pour une salade pourrie parce que tu lèves la tête et tu vois que tu es aux Trois Balais, ou encore 6 dollars pour des Dragées Surprise de Bertie Crochue (même pas 100g) parce qu’il y a VRAIMENT une dragée au goût de vomi (Paul a aussi eu un goût mollusque et je peux vous dire que c’est affreux !). Bref, tu consommes sans en avoir l’air. Sans t’en rendre compte, les billets vont de tes poches aux mains des sorciers vendeurs et c’est pour ça qu’ils sont trop forts chez Universal !
Moi qui ne voulais pas vous rabattre les oreilles avec Harry Potter, je vois que c’est raté mais je n’ai pas pu m’en empêcher, ne serait-ce que pour faire plaisir à mon cornichon, ma cousine Juliette, digne descendante de la fan-attitude Harry Potter dans la famille.

Notre séjour à Orlando a continué quelque temps, au rythme de bons repas, de repos, d’une visite dans la maison de Jack Kerouac pour Paul et des histoires de voyage de Sandrine. Puis, nous avons dit au revoir à Rhapsody le chat, aux confitures françaises, au rhum et surtout à Sandrine, le cœur serré, pour partir en direction de Key West.

Key West est connue pour être un ancien comptoir des fameux pirates des caraïbes. Nous avons passé trois jours dans cette ville, nous baladant parmi les maisons en bois blanc, en essayant d’esquiver la pluie. Nous avons visité la maison d’Ernest Hemingway, avec ses fameux chats à six doigts, le musée du trésor pirate retrouvé (génial ! On a vu des vraies « pièces de huit », des bijoux, des bagues, des émeraudes… ralalalalala !), et puis on a marché, marché, avant de rentrer sur Miami, puisque notre départ pour Haïti approche.

A Miami, nous avons passé une soirée avec Domitille, l’amie d’une amie devenue amie, Française installée dans cette ville. Quel plaisir de retrouver une tête connue et une bonne dose de potins (au grand dam de Paul). Nous n’avons malheureusement pas pu voir Domitille plus d’une soirée, mais nous la retrouverons après 15 jours passés sur l’île intrigante qu’est Haïti. Paradis des pirates à une époque, devenue celle des humanitaires, notamment depuis le tremblement de terre de 2010, et aujourd’hui tiraillée entre tradition et modernité.

Pré-au-Lard

La Bièraubeurk

Poudlard

Le Poudlard Express

Le magasin des Weasley

Le Chemin de Traverse et la banque Gringotts'

L'atelier de baguettes d'Ollivander

Le dragon de Gringotts'

Cha à l'école des sorciers

Le Chaudron Baveur (et la salade à 20$)

La maison d'Hemingway, à Key West

samedi 27 septembre 2014

Alligators et à travers



 PAUL – Au bord de la Route 66, que nous traversons à pied, se tient une cantina mexicaine. Alors que nous approchons, la porte s’ouvre et en sort un homme, grand Stetson blanc vissé sur le caillou, chemise blanche, jean, santiags avec éperons, et surtout une moustache à faire frémir tout pied-tendre des Village People qui croise son chemin. Il monte son destrier, une Chevrolet Silverado rehaussée et taille la route, laissant un nuage de poussière derrière lui. Nous entrons dans la cantina bondée de cowboys et commandons deux Bud’, que nous buvons sur le porche, face au coucher de soleil doré sur la plaine infinie. Pas de doute, nous sommes au Texas. 

Là où les cowboys règnent encore en maîtres sur une terre sèche, nous foulons ces prairies avec nos baskets et notre petite Kia (bon, y avait pas de promo sur les chevaux) jusqu’à la ville de Lubbock, terre natale de Buddy Holly. Nous y retrouvons Neil, un ami de la fac, en Angleterre, d’il y a plus de dix ans. Il est aujourd’hui installé ici avec sa femme, son fils, mais aussi sa belle-mère, sa « belle-grand-mère » ainsi que quatre chiens. C’est donc toute une tribu qui nous accueille le temps d’une soirée et d’une nuit texane, sous le signe de la nostalgie et des souvenirs d’une vie passée.

Après ce moment fort sympathique, nous continuons de tracer notre trait en travers de cet Etat gigantesque, jusqu’à Austin, dont on nous a vanté les mérites. Malheureusement, nous passons littéralement à côté d’Austin, par manque de logements abordables. Ce n’est que de l’autre côté de la ville qu’un panneau en forme de cactus attire notre attention : « Ghost Burgers »… Puis un deuxième : « Ghost Town »… Nous décidons de suivre les panneaux, nous enfonçant une fois de plus dans la plaine déserte du Texas, sans savoir où nous allons. Quelques minutes plus tard, nous posons le pied devant ce qui ressemble, en effet, à une ville fantôme. Nous poussons les portes battantes du saloon et trouvons une dame affairée derrière le bar. Nous lui demandons s’il est possible de camper dans les environs. « Attendez, nous répond-elle, je vais appeler le Sheriff George. » Peu après, déboule dans le saloon un sexagénaire affublé d’une chemise hawaïenne et de l’éternel chapeau. « C’est simple, nous dit-il, vous prenez un burger et une bière, et je vous laisse camper dans le fort. »

Le fort ?

Depuis 15 ans, George construit sur son temps libre cette ville fantôme et en fait un centre de loisirs pour groupes, familles, mariages, divorces… C’est le weekend ; un chanteur de country va jouer ce soir pour la dizaine de visiteurs. Une véritable ville du Far West, Austin Ghost Town a son épicerie, son barbier, son médecin, son fossoyeur et même un labyrinthe, un cinéma en plein air… et un fort, que l’on peut imaginer, assiégé de peaux-rouges attaquant en rond pour une vieille histoire de burger pas cuit. Et c’est là-dedans que nous pouvons planter notre tente.

Nous passons une très bonne soirée à chanter de la country, à manger des grillades à peine retirée du barbecue et à boire des Lone Star dans un gigantesque décor de cinéma. Le lendemain, nous sommes seuls, ce qui rajoute à la sensation « fantôme ». Nous prenons donc la route pour la Louisiane et son bayou.

Après deux jours et une nuit à rouler parmi les marécages, nous arrivons à la Nouvelle-Orléans, que nous nous empressons de découvrir sur le champ. Nous prenons un street-car jusqu’au « Quartier Français » et tombons dans la rue de la débauche et de la fête qu’est devenue Bourbon Street. Entre les femmes peu vêtues, les millions de litres d’alcool déversés et les volutes de fumée indéfinissables, nous sommes surpris, c’est peu dire. Nous qui nous attendions à des crocodiles jouant du jazz… Mais des crocodiles, nous en verrons. Nous passons par Royal Street (pas nommée après Ségolène, j’imagine) et arrivons à Decatur, où nous trouvons une terrasse à notre goût, où joue un groupe de jazz avec un chanteur à la voix de Louis Armstrong. Nouvelle-Orléans, nous voici !

Ce « quartier français » nous ravit, avec ses rues pavées, ses maisons coloniales, ses antiquaires, ses cafés, ses boutiques insolites, son esprit de bohème, teinté de cette sympathie ambiante, secret bien caché du sud des Etats-Unis.

Nous finirons notre deuxième jour de balade dans le plus ancien bar du quartier, où la police montée vient abreuver ses chevaux. Nous sommes accoudés au grand piano, et un très bon duo livre aux clients enthousiastes tous les classiques.

Le lendemain, nous partons à la découverte du bayou, guidés par le fils d’Annie Miller, chasseuse de toutes les espèces et qui a rendu le bayou accessible au public. Luttant contre les effets secondaires d’une bonne soirée, nous nous laissons emporter dans cette découverte d’un mode de vie quelque peu différent. Nous ne voyons que très peu d’alligators, mais apprenons beaucoup sur la vie du bayou, de sa faune et de sa flore. Une balade un peu humide (c’est la saison des ouragans) mais passionnante.

Après, nous mettons le cap sur la Floride, où nous attendent Sandrine, une française rencontrée en Birmanie et au Laos, ainsi que Harry Potter !

Austin Ghost Town

Coucher de soleil sur la ville fantôme

On ne sait jamais, autant se tailler un cerceuil sur mesure

Concert de country rien que pour nous

La Louisiane post-Katrina

Mais c'est beau quand même

La Nouvelle-Orléans...

... Son marché "français"...

... Son bar historique

Le héron du bayou

Les chasseurs d'alligators

La saison des ouragans (ce n'est pas du noir et blanc !)

La bayou, inquiétant mais beau

L'envol du héron

Retour à la Nouvelle-Orléans et à ses flics fumeurs de cigares

La petite parade d'avant match

dimanche 14 septembre 2014

Fais parc-ci, fais parc-ça



CHA - Dur de vous raconter ces espaces qui ont été décrits des milliers de fois par les plus grands écrivains. Tous les adjectifs ont déjà été utilisés alors je vais rester simple : GRAND.
Que ce soit Yosemite parc, Death Valley, Grand Canyon ou Monument Valley, c’est grand. Immense même ! 

Nous avons débuté notre tour des parcs par Yosemite. C’est une grande forêt de pins à l’odeur inimitable parsemée de gigantesques montagnes grises et blanches. Nous n’avons fait que traverser Yosemite afin de rejoindre au plus vite Death Valley. 

Après une bonne nuit de sommeil, la première depuis longtemps, nous entamons notre balade dans Death Valley qui porte très bien son nom ! Rien si ce n’est le désert, le désert et le désert. Le thermomètre affiche 100°F (38°C) et nous croisons des coyotes la langue pendante à la recherche d’un point d’eau ou d’une proie. Je ne sais pas comment ils font pour vivre là-dedans ! Toute randonnée est interdite à cause de la chaleur et on nous conseille de sortir de la voiture que pour admirer certains points de vues et zou, retourner sous la clim. C’est les couleurs de ce désert qui sont surtout impressionnantes. Du rouge foncé tirant sur le marron pour les montagnes, du blanc quasi transparent pour le sable, du gris, du rose et un peu de vert pour le reste. Magnifique ! 

A la sortie du parc, nous faisons une halte dans une ville fantôme rigolote avec son ancienne prison et ses œuvres d’art contemporaines. Puis cap sur Las Vegas ! C’est d’un commun accord que nous avons décidé de ne pas dormir ce soir là dans cette ville. Un peu trop cher pour nous et puis, pas trop notre genre. A vrai dire, on aurait bien aimé aller jouer ne serait-ce que 10$ ou boire une coupe de champagne au Flamingo ou au Bellagio mais pour ça, il nous aurait fallu un smoking et une robe de soirée (oui, oui, soit on le fait à fond, soit on ne le fait pas !) ce que nous n’avons pas dans nos gros sacs de 20kg ! Nous traversons donc Las Vegas Boulevard en voiture tout doucement, ce qui nous laisse le temps d’admirer ce qui pour moi ressemble à un décor de cinéma. La Tour Eiffel, l’Obélisque, le Sphinx, les pyramides, la statue de la Liberté, le Lion d’Or, le tout réuni dans la même rue. C’est assez incroyable ! Une vraie prouesse de modernité ! 

Nous ressortons de Las Vegas pour tracer en direction de Kingman, point d’entrée de la route 66 que nous rejoindrons le lendemain matin. Avant cela, l’heure tourne et nous n’avons toujours pas d’endroit où dormir. Nous atterissons finalement dans un petit bled mignon nommé Chloride où  nous plantons notre tente avant de partir à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. Nous échouons, crevés de notre journée, dans un resto qui nous sert les plus grosses pizzas que je n’ai jamais vu ( je n’en ai mangé que la moitié, moi, Charlotte Nouette-Delorme, un gros coup pour ma reputation d’ogresse !), que nous mangeons dehors en assistant à la fin d’un entraînement d’équitation. Nous passons la soirée entourés par les cowboys au rythme de leurs éperons sur la terrasse et bercés par leurs grosses voix à l’accent incromprehensible (pour moi bien sur !). Bienvenue en Arizona ! 

Le lendemain, avec un Paul monté sur ressorts à l’idée de prendre la route 66, nous petit-déjeunons dans un "diner" avant de visiter le musée « Route 66 », très interessant. Puis, c’est parti ! Bon, c’est vrai que ça a un coté magique de se dire qu’on prend cette route légendaire. Petite pause café dans une station service typique de l'époque absolument géniale pleine de carcasses de vieilles voitures plus belles les unes que les autres. Pour des raisons de traffic, je suppose, il ne reste de la vraie route 66 que quelques portions assez courtes. Nous ne roulons donc pas plus d’une heure sur ce morceau de bitume historique avant de rejoindre l’autoroute pour le Grand Canyon. Qui lui, en revanche, est diablement grand ! Et rouge aussi ! 

Nous avons raté les expéditions du matin qui partent vers le fond du canyon mais nous profitons tout de même d’une vue splendide sur cette merveille de la nature. Partout les rochers font penser à des forteresses imprenables du Moyen-Age (ce qui n’est pas possible en soi au Etats Unis…).

Nous reprenons la route… oui, encore. Notre emploi du temps ne nous permet pas de nous attarder et nous roulons en moyenne 6h à 8h par jour pour le plus grand plaisir de Paul. Bref, nous reprenons donc notre chemin pour passer la nuit aux portes de Monument Valley. Les routes sont impressionantes dans cet etat. Elles longent principalement des reserves indiennes giganstesques (non, non , je n’ai pas vu de tipis !). Rien à gauche, rien à droite, rien devant, rien derrière, juste la route, toute droite qui s’élance à l’infini et nous, dans notre petite voiture, un peu perdus dans ces immensités. Nous assistons ce soir là à un des plus beaux couchers de soleil du voyage accompagné de deux arc-en-ciels magnifiques et c’est peut-être pour ça et pour la fatigue qui s’accumule que nous n’avons pas trop ralé lorsque l’on a pas trouvé d’endroit où dormir dans notre budget. On s’est donc offert le luxe d’une nuit dans un hôtel hors de prix avec des lits King Size. Un délice !

Bien reposés, nous sommes repartis le lendemain pour Monument Valley. Ce lieu ne fait pas partie des Grand Parcs Nationaux des Etats-Unis puisqu’il est situé dans une reserve indienne. Il est donc géré par cette communauté. Le plus impressionant là bas c’est la couleur de la roche. D’un rouge quasi bronze, envoûtant, les formes des rochers sont drôles aussi. Il ya l’eternel elephant (qu’on a déjà retrouvé dans toutes les grottes d’Asie), des chameaux (!!) mais aussi une botte de cowboy et même un pouce ayant beaucoup de points commun avec celui de la Défense. Bizarre !

Le circuit dans Monument Valley est assez court et nous permet donc de continuer la route. Nous nous arrêtons déjeuner à Santa Fe. Cette ville pourrait, elle aussi, servir de décor mais pour un film mexicain cette fois. C’est un cliché ! Mais un joli cliché. Truffée de petits magasins d’art indien et de resto chouette, Santa Fe a beaucoup de caractère et de cachet. Ce sera notre dernier étape importante avant deux jours puisque nous avons rendez-vous à Lubbock, Texas, avec Neil, un copain de fac de Paul (qui n’est pas allé en Afghanistan lui !) qu’il n’a pas revu depuis.

Et pour terminer ce post, un merci plus GRAND que les Grands Parcs Nationaux eux-mêmes parce qu’on ne vous le dit pas assez souvent. 
Merci de suivre nos aventures et nos péripéties à travers le monde ! 

Yosemite Parc

Yosemite Parc

Yosemite Parc

Vive les automatiques !

Un diner typique fait de conserves et ragout

Un coyote de Death Valley

Death Valley

Les routes....

Ville fantôme

Las Vegas


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A l'intérieur de la voiture, un Paul surexcité

Grand Canyon

Grand Canyon

Les couchers de soleil sur la route

Monument Valley

Monument Valley

Santa Fe

Une rencontre sur la route... des Cadillacs graffées et plantées dans le sol la tête la première