PAUL - Quelque peu déçus de ce contretemps, nous
louons une voiture pour parcourir la Vallée du Rift, non sans avoir passé une
soirée à Nairobi avec Shane, un ami irlandais que j’ai connu en Afghanistan,
qui travaille aujourd’hui auprès des réfugiés de Somalie et du Soudan du Sud.
Nous commençons par Nakuru, qui borde le lac
du même nom. Campant dans une ferme reconvertie en auberge par un couple
anglais, qui nous apprend l’issue des VI Nations, nous visitons les entourages.
En route pour un site préhistorique, nous
manquons d’écraser sur la route un animal non identifié, qui ressemble depuis
le rétroviseur à un énorme rat. Ce ne serait anecdotique que si nous
découvrions malencontreusement l’identité de la chose quelques instants plus
tard. Sur le site préhistorique, dénommée Hyrax Hill, nous apercevons une
version empaillée du hyrax, une bête qui se situe sur l’arbre généalogique des
rongeurs entre le castor, la marmotte et le ragondin. C’est donc une petite
célébrité locale que nous avons failli aplatir.
La balade sur le site, où des fouilles ont
permis de retrouver des crânes d’australopithèque, entre autres, ne nous
apprend pas grand-chose, mais propose tout de même une fosse à tortues, où l’on
dénombre une bonne vingtaine de bestioles, de taille différente, mais de
tension artérielle assez similaire, c’est-à-dire près de… 1.
La visite suivante se déroule au cratère à
moitié affalé de Menengai. Un guide très sympathique nous fait découvrir la
pente de 500m de dénivelé, à pic, en détaillant quelques croyances locales des
Masai.
Etape suivante : Naivasha et son lac
également magnifique. Nous plantons la tente dans un joli camping au bord du
lac, dont les autres occupants sont des singes, des grues, des canards et
autres motards néerlandais.
Nous commençons par visiter, en VTT, le parc
national de Hell’s Gate, qui tient son nom d’une éruption volcanique ayant
décimé les communautés Masai et ayant creusé en son sillon des gorges sublimes
(où l’on tourna ce bijou du cinéma : Tomb Raider, avec Angelina Jolie dans
le rôle de l’exploratrice à la poitrine démesurée).
CHA – Et ces « portes de l’enfer »,
se révèlent être une super expérience car on ne fait pas que marcher, on
escalade, on saute, on grimpe, on passe sous « les douches du diable »
(douche naturellement brulante à cause de la chaleur du volcan), bref on
s’éclate ! En prime, je me fais des peintures traditionnelles
avec de l’ocre naturel trouvé au fond d’une cavité.
Le souvenir de cette super ballade en tête, on
reprend nos vélos pour retraverser le parc naturel et j’avoue que ces 8
derniers kilomètres face au vent ont été très durs. Vous savez à quel point je
suis sportive, alors 16 km + 2h de ballade dans la journée, c’est bien
suffisant !
Surtout que le lendemain, courbaturé bien
comme il faut, on décide d’aller quand même marcher autour d’un caldera, ancien
volcan dont les côtés se sont écroulés et qui cache un lac en son centre. On
s’attend à une petite marche d’une heure, histoire de se remettre de la veille
mais c’est sans compter sur notre poisse légendaire. Une fois qu’on a fait
quasiment le tour du lac, on s’apprête à retrouver la civilisation mais non... Nous
voilà bloqués par une barrière électrique. Bon, on grimpe, on grimpe, on
grimpe, mais la barrière nous empêche toujours de passer. Impossible de
rejoindre la réception du camp ! Nous voilà donc obligés d’escalader à
main nues un flanc du cratère pour tenter de se repérer et trouver une
solution. Et quel n’est pas notre surprise, en arrivant en haut, de se
retrouver face à face avec une flèche blanche peinte à même le sol indiquant la
direction de la réception. C’est à n’y rien comprendre !
Bref, on s’est
encore perdu, dommage pour nos courbatures mais ça nous fera un bon souvenir
d’escalade inattendue au Kenya !
Le reste de la journée est très calme et nous
en profitons pour ranger/laver la voiture puisque nous devons la rendre le
lendemain à Nairobi (Calme…. Tout est relatif surtout pour Paul
qui en plus de perdre inlassablement aux cartes (non, je ne triche pas… enfin
pas trop..) s’est fait faire pipi dessus par un joli babou, singe noir et blanc
qui jouait dans les arbres au-dessus de nous. Gros fou rire à la terrasse, je
vous assure !)
Mais vous vous doutez bien que nos aventures
ne s’arrêtent pas là. Ces derniers jours ont été bien trop calmes et sur la
route du retour vers Nairobi, une nouvelle péripétie s’offre à nous : la
panne.
Et oui, la voiture de location, dans une
descente à une cinquantaine de kilomètres de Nairobi, a décidé de ne plus
répondre. Après avoir fait clignoter tous les voyants pendant deux minutes, la
voiture s’est tout simplement éteinte. Rien de plus, rien de moins. Paul, super
pilote, nous a négocié un arrêt au frein à main sur une sorte de bande d’arrêt
d’urgence et nous voilà à attendre de l’aide pendant une heure. Aide qui arrive
sous la forme d’un 4x4 conduit par un des hommes de l’agence de location qui
décide de tracter la voiture jusqu’à Nairobi. Au lieu des 30mn prévue, on met
2h pour finalement atterrir chez le propriétaire de l’agence de location où
nous constatons que la voiture a subi quelques dommages à cause du tractage (un
phare et une aile avant en moins… peanuts, quoi !). Pas plus alarmé que
ça, les agents de location nous ramènent en ville où le propriétaire nous
attend tranquillement afin qu’on règle la location. Une petite phrase d’excuse
pour la panne plus tard, vraiment pas stressés pour la voiture toute défoncée,
les agents nous ramènent à notre hôtel où nous allons rester trois jours afin
de tout préparer en attendant notre avion dimanche pour le Sri Lanka.
Vous faites trop plaisir!!! J'adore les pannes, le rat, le babouin et les hollandais! Super!
RépondreSupprimerHaha, la photo Trucks & Bones de Paul :D JJ approved! Bisous les loulous !
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