dimanche 23 mars 2014

Dans la (Rift) Valley, ohoh...



PAUL - Quelque peu déçus de ce contretemps, nous louons une voiture pour parcourir la Vallée du Rift, non sans avoir passé une soirée à Nairobi avec Shane, un ami irlandais que j’ai connu en Afghanistan, qui travaille aujourd’hui auprès des réfugiés de Somalie et du Soudan du Sud.

Nous commençons par Nakuru, qui borde le lac du même nom. Campant dans une ferme reconvertie en auberge par un couple anglais, qui nous apprend l’issue des VI Nations, nous visitons les entourages.
En route pour un site préhistorique, nous manquons d’écraser sur la route un animal non identifié, qui ressemble depuis le rétroviseur à un énorme rat. Ce ne serait anecdotique que si nous découvrions malencontreusement l’identité de la chose quelques instants plus tard. Sur le site préhistorique, dénommée Hyrax Hill, nous apercevons une version empaillée du hyrax, une bête qui se situe sur l’arbre généalogique des rongeurs entre le castor, la marmotte et le ragondin. C’est donc une petite célébrité locale que nous avons failli aplatir. 

La balade sur le site, où des fouilles ont permis de retrouver des crânes d’australopithèque, entre autres, ne nous apprend pas grand-chose, mais propose tout de même une fosse à tortues, où l’on dénombre une bonne vingtaine de bestioles, de taille différente, mais de tension artérielle assez similaire, c’est-à-dire près de… 1.

La visite suivante se déroule au cratère à moitié affalé de Menengai. Un guide très sympathique nous fait découvrir la pente de 500m de dénivelé, à pic, en détaillant quelques croyances locales des Masai.
Etape suivante : Naivasha et son lac également magnifique. Nous plantons la tente dans un joli camping au bord du lac, dont les autres occupants sont des singes, des grues, des canards et autres motards néerlandais.
Nous commençons par visiter, en VTT, le parc national de Hell’s Gate, qui tient son nom d’une éruption volcanique ayant décimé les communautés Masai et ayant creusé en son sillon des gorges sublimes (où l’on tourna ce bijou du cinéma : Tomb Raider, avec Angelina Jolie dans le rôle de l’exploratrice à la poitrine démesurée). 

CHA – Et ces « portes de l’enfer », se révèlent être une super expérience car on ne fait pas que marcher, on escalade, on saute, on grimpe, on passe sous « les douches du diable » (douche naturellement brulante à cause de la chaleur du volcan), bref on s’éclate ! En prime, je me fais des peintures traditionnelles avec de l’ocre naturel trouvé au fond d’une cavité. 
 
Le souvenir de cette super ballade en tête, on reprend nos vélos pour retraverser le parc naturel et j’avoue que ces 8 derniers kilomètres face au vent ont été très durs. Vous savez à quel point je suis sportive, alors 16 km + 2h de ballade dans la journée, c’est bien suffisant ! 

Surtout que le lendemain, courbaturé bien comme il faut, on décide d’aller quand même marcher autour d’un caldera, ancien volcan dont les côtés se sont écroulés et qui cache un lac en son centre. On s’attend à une petite marche d’une heure, histoire de se remettre de la veille mais c’est sans compter sur notre poisse légendaire. Une fois qu’on a fait quasiment le tour du lac, on s’apprête à retrouver la civilisation mais non... Nous voilà bloqués par une barrière électrique. Bon, on grimpe, on grimpe, on grimpe, mais la barrière nous empêche toujours de passer. Impossible de rejoindre la réception du camp ! Nous voilà donc obligés d’escalader à main nues un flanc du cratère pour tenter de se repérer et trouver une solution. Et quel n’est pas notre surprise, en arrivant en haut, de se retrouver face à face avec une flèche blanche peinte à même le sol indiquant la direction de la réception. C’est à n’y rien comprendre ! 
Bref, on s’est encore perdu, dommage pour nos courbatures mais ça nous fera un bon souvenir d’escalade inattendue au Kenya ! 

Le reste de la journée est très calme et nous en profitons pour ranger/laver la voiture puisque nous devons la rendre le lendemain à Nairobi (Calme…. Tout est relatif surtout pour Paul qui en plus de perdre inlassablement aux cartes (non, je ne triche pas… enfin pas trop..) s’est fait faire pipi dessus par un joli babou, singe noir et blanc qui jouait dans les arbres au-dessus de nous. Gros fou rire à la terrasse, je vous assure !)


Mais vous vous doutez bien que nos aventures ne s’arrêtent pas là. Ces derniers jours ont été bien trop calmes et sur la route du retour vers Nairobi, une nouvelle péripétie s’offre à nous : la panne. 

Et oui, la voiture de location, dans une descente à une cinquantaine de kilomètres de Nairobi, a décidé de ne plus répondre. Après avoir fait clignoter tous les voyants pendant deux minutes, la voiture s’est tout simplement éteinte. Rien de plus, rien de moins. Paul, super pilote, nous a négocié un arrêt au frein à main sur une sorte de bande d’arrêt d’urgence et nous voilà à attendre de l’aide pendant une heure. Aide qui arrive sous la forme d’un 4x4 conduit par un des hommes de l’agence de location qui décide de tracter la voiture jusqu’à Nairobi. Au lieu des 30mn prévue, on met 2h pour finalement atterrir chez le propriétaire de l’agence de location où nous constatons que la voiture a subi quelques dommages à cause du tractage (un phare et une aile avant en moins… peanuts, quoi !). Pas plus alarmé que ça, les agents de location nous ramènent en ville où le propriétaire nous attend tranquillement afin qu’on règle la location. Une petite phrase d’excuse pour la panne plus tard, vraiment pas stressés pour la voiture toute défoncée, les agents nous ramènent à notre hôtel où nous allons rester trois jours afin de tout préparer en attendant notre avion dimanche pour le Sri Lanka. 















2 commentaires:

  1. Vous faites trop plaisir!!! J'adore les pannes, le rat, le babouin et les hollandais! Super!

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  2. Haha, la photo Trucks & Bones de Paul :D JJ approved! Bisous les loulous !

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