PAUL – Malgré la disponibilité de nombreux
services dont nous avons grand besoin en arrivant à Nairobi, le centre-ville ne
semble posséder que les inconvénients d’une grande conurbation. A savoir, nous
sommes là, tout d’abord, pour obtenir notre visa indien. Nous passons tout de
même cinq jours dans cette capitale, qui fait penser tantôt à Londres, tantôt à
New York, selon les coins de rue… mais à l’africaine : circulation
anarchique, les bus rutilants qui rivalisent du klaxon (même la nuit), les
passants, ou plutôt la foule, qui menace de piétiner toute personne non
aguerrie.
Mais bon, nous sommes là pour préparer notre
dernière aventure africaine, dans la Vallée du Rift, mais surtout la prochaine
étape, indienne. Nous nous pointons donc dans la matinée à l’ambassade avec les
formulaires remplis dès la France. Premier obstacle : il faut
obligatoirement les formulaires kenyans. Revenez demain, parce que là, on
ferme. Bon, le lendemain, nous sommes là bien en avance, au bout d’une file de
vingt personnes. Patience aidant, nous franchissons la première étape et
attendons ensuite pour un entretien.
« Vous n’êtes pas au courant de la
nouvelle circulaire ?
- - Laquelle ?
-
- Celle qui est affichée derrière
vous » [en tout petit], soupire le fonctionnaire.
« Toute personne désirant se rendre en
Inde depuis le Kenya doit avoir effectué le vaccin oral contre la Polio, d’une
durée d’incubation de quatre semaines. » Notre vol est dans 10 jours. Nous
ne l’aurons pas.
Nous nous acquittons tout de même du vaccin, et bataillons,
par cyber café interposé, pour changer notre vol ou notre itinéraire.
Résultat : ce n’est pas en Inde que nous irons dimanche, mais au Sri
Lanka, au prix d’une escale de 22 heures à Bombay. (Merci Nathalie !) Tu
ne perds rien pour attendre, Inde !
Nairobbery, c'est du Paul tout craché ça! Bon, on peut pas être au Darfour et au Moulin...
RépondreSupprimer