dimanche 23 mars 2014

The Indian Nairobbery



PAUL – Malgré la disponibilité de nombreux services dont nous avons grand besoin en arrivant à Nairobi, le centre-ville ne semble posséder que les inconvénients d’une grande conurbation. A savoir, nous sommes là, tout d’abord, pour obtenir notre visa indien. Nous passons tout de même cinq jours dans cette capitale, qui fait penser tantôt à Londres, tantôt à New York, selon les coins de rue… mais à l’africaine : circulation anarchique, les bus rutilants qui rivalisent du klaxon (même la nuit), les passants, ou plutôt la foule, qui menace de piétiner toute personne non aguerrie.

Mais bon, nous sommes là pour préparer notre dernière aventure africaine, dans la Vallée du Rift, mais surtout la prochaine étape, indienne. Nous nous pointons donc dans la matinée à l’ambassade avec les formulaires remplis dès la France. Premier obstacle : il faut obligatoirement les formulaires kenyans. Revenez demain, parce que là, on ferme. Bon, le lendemain, nous sommes là bien en avance, au bout d’une file de vingt personnes. Patience aidant, nous franchissons la première étape et attendons ensuite pour un entretien.

« Vous n’êtes pas au courant de la nouvelle circulaire ?

-                      - Laquelle ?
-                      - Celle qui est affichée derrière vous » [en tout petit], soupire le fonctionnaire.


« Toute personne désirant se rendre en Inde depuis le Kenya doit avoir effectué le vaccin oral contre la Polio, d’une durée d’incubation de quatre semaines. » Notre vol est dans 10 jours. Nous ne l’aurons pas. 
Nous nous acquittons tout de même du vaccin, et bataillons, par cyber café interposé, pour changer notre vol ou notre itinéraire. Résultat : ce n’est pas en Inde que nous irons dimanche, mais au Sri Lanka, au prix d’une escale de 22 heures à Bombay. (Merci Nathalie !) Tu ne perds rien pour attendre, Inde !

1 commentaire:

  1. Nairobbery, c'est du Paul tout craché ça! Bon, on peut pas être au Darfour et au Moulin...

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