mercredi 16 avril 2014

In(de)croyable !



CHA - In(de)croyable, nous y sommes ! Oui, enfin nous sommes légalement sur le territoire indien ! Et pour bien commencer, c’est une superbe Ambassador qui nous sert de taxi pour nous conduire à notre auberge à Chennai. Pas grand-chose à vous raconter sur Chennai, grande ville bruyante et poussiéreuse. Nous partons dès le lendemain pour Mahabalipuram, petit bourg sur la côte apparemment très joli. Et nous ne sommes pas déçus, quoiqu’assez surpris ! Mahabalipuram est effectivement une jolie « station balnéaire » mais toute toute toute petite. Quatre ou cinq rues mignonnes de toutes les couleurs, une plage envahie de bateaux de pêche et de vaches et une tripotée de restaurants et de guest houses : voilà Mahabalipuram.

Malgré la brise marine, la température avoisine les 40° et le soleil de plomb empêche tout mouvement avant 16h. Nous partons donc en fin de journée nous balader dans les petites rues et sur la plage. Le lendemain sous une chaleur écrasante à 10h, nous allons visiter un temple qui surplombe la mer. Mahabalipuram est connue pour ses cinq Chariots qui sont en réalité des temples, mais il fait tellement chaud que nous n’avons pas le courage de nous y atteler et nous décidons de prendre la direction de Pondichéry dès l’heure du déjeuner. C’était sans compter sur les bus qui, les uns après les autres, nous refusent l’accès alors qu’il est 12h et que nous sommes en plein soleil sur une bretelle d’autoroute. Enfin, un bus nous accepte et nous grimpons dedans pour mieux nous retrouver coincés debout dans l’allée, sous le regard un peu exaspéré des Indiens qui ne peuvent plus circuler dans le bus. Quelques contorsions plus tard, on trouve une solution acceptable et c’est debout que nous passons les 2 heures qui nous séparent de Pondichéry.

Il faut savoir que les bus Indien sont apparemment une institution. Très nombreux, en mauvais état, blindés de monde à longueur de journée, leur réputation les précéde. Mais, finalement, après les bus d’Afrique de l’Est, on est vacciné et je trouve le trajet plutôt confortable, c’est dire !

Pondichéry la Française… j’avais hâte de découvrir cette enclave au parfum de France au sein de l’Inde et bien, je ne suis pas déçue ! A l’heure où j’écris, je viens de finir de délicieuses pâtes au pesto et hier soir, nous avons dégusté un filet de bœuf au beurre maitre d’hôtel svp. Je sais que la France ne se résume pas qu’à sa cuisine mais je ne vous raconte pas le bond qu’à fait mon cœur quand dans le menu, lors du premier déjeuner, j’ai lu « quiche du jour accompagnée de sa salade verte ». Un bonheur quand on mange  du poulet-riz depuis deux mois et demi maintenant !

Bref, comme vous vous en doutez, Pondichéry est très touristique. La ville se divise en deux. Le quartier près de la mer dit « quartier français » et de l’autre côté d’un canal le quartier indien, plus animé. Nous avons mis quelques temps à trouver une auberge à prix abordable dans le quartier français. Mais nous avons trouvé et nous partons de bon cœur nous balader.

Je suis vraiment charmée par cette ville. De grandes rues, certaines pavées, des maisons multicolores, de la verdure partout, du moderne mélangé à de l’ancien, c’est  vraiment très joli. Nous nous promenons aussi bien dans le quartier français que le quartier indien même si nous préférons profiter des restaurants français ! Dimanche soir, nous nous mélangeons même avec des expats de Pondichéry pour une séance de cinéma à l’Alliance Française (« Les amants du Pont Neuf », top !). Si les Indiens viennent de très loin, c’est pour aller méditer dans l’ashram (lieu de méditation) du grand mystique Sri Aurobinda et de son épouse, « Mother », une Française devenue aujourd’hui un symbole religieux très important dans toute la région. Nous avons visité son ashram et c’est un lieu très calme et serein quoique bondé de visiteurs.

Ah si ! Autre particularité de cette ville aux mille facettes, une promenade (très très très (j’insiste !) ressemblante avec la Promenade des Anglais à Nice) longe la mer, agrémentée d’une gigantesque statue de Gandhi.

Au coucher du soleil, les locaux, les Indiens en vacances et les touristes se mélangent pour une balade. On y trouve un marché où l’on peut tout aussi bien acheter des « langues de belle-mère » qu’une portion de fruits de mer ou encore des colliers de fleurs ou de coquillages. Mais surtout, on peut y trouver tous les soirs, une bande de vieux Indiens (ou moins vieux d’ailleurs) qui à la lueur des réverbères disputent une partie de pétanque. D’après notre expert ès pétanque, ils sont d’ailleurs très bons. Même pas besoin de fermer les yeux pour se retrouver dans le sud de la France, un soir d’été. Il manque juste le pastis !

Voilà pour Pondichéry. J’ai beaucoup apprécié cette ville où le temps passe doucement et où il fait bon vivre.

Mis à part cela, un léger accident est venu noircir ce tableau puisque la bretelle de mon sac à dos s’est cassée. Ce qui est assez embêtant, vous comprenez. Nous l’avons fait réparer par un petit cordonnier de rue à Pondichéry mais je doute que cela tienne longtemps. A la dernière pesée, à l’aéroport de Colombo, j’avais quand même 19,5 kg sur le dos (gros mystère d’ailleurs puisque je suis partie avec 17 kg et que je n’ai rien acheté… même chose pour Paul qui lui affiche 20,5kg au compteur). Nous verrons bien combien de temps cela va tenir et on avisera.

Nous sommes aujourd’hui mardi 16 avril et nous partons ce soir en bus couchette pour Kochi sur la côte ouest cette fois. Une grande transversale qui va nous faire  gagner un temps précieux puisqu’il ne nous reste qu’un mois et une semaine avant de prendre l’avion pour Bangkok (et entre les deux, on va au Népal !). Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs et profitons de tout ce que l’Inde a à nous offrir, ce qui n’est pas peu dire ! 

La vache qui tache sur la plage

Un peu de quotidien : l'installation de la moustiquaire

Le temple de Mahabalipuram

La faune mécanique de Pondichéry


Et sa flore, plutôt chouette




Symbole de Pondichéry, nous retrouverons cette espèce de saltimbanque dans le film "Les Amants du Pont Neuf" (en cherchant bien)

La "Promenade des Anglais"



Il est grand, dis !

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