CHA - In(de)croyable, nous y sommes ! Oui, enfin nous
sommes légalement sur le territoire indien ! Et pour bien commencer, c’est
une superbe Ambassador qui nous sert de taxi pour nous conduire à notre auberge
à Chennai. Pas grand-chose à vous raconter sur Chennai, grande ville bruyante
et poussiéreuse. Nous partons dès le lendemain pour Mahabalipuram, petit bourg
sur la côte apparemment très joli. Et nous ne sommes pas déçus, quoiqu’assez
surpris ! Mahabalipuram est effectivement une jolie « station
balnéaire » mais toute toute toute petite. Quatre ou cinq rues mignonnes
de toutes les couleurs, une plage envahie de bateaux de pêche et de vaches et
une tripotée de restaurants et de guest houses : voilà Mahabalipuram.
Malgré la brise marine, la température avoisine les 40° et
le soleil de plomb empêche tout mouvement avant 16h. Nous partons donc en fin
de journée nous balader dans les petites rues et sur la plage. Le lendemain
sous une chaleur écrasante à 10h, nous allons visiter un temple qui surplombe
la mer. Mahabalipuram est connue pour ses cinq Chariots qui sont en réalité des
temples, mais il fait tellement chaud que nous n’avons pas le courage de nous y
atteler et nous décidons de prendre la direction de Pondichéry dès l’heure du
déjeuner. C’était sans compter sur les bus qui, les uns après les autres, nous
refusent l’accès alors qu’il est 12h et que nous sommes en plein soleil sur une
bretelle d’autoroute. Enfin, un bus nous accepte et nous grimpons dedans pour
mieux nous retrouver coincés debout dans l’allée, sous le regard un peu
exaspéré des Indiens qui ne peuvent plus circuler dans le bus. Quelques
contorsions plus tard, on trouve une solution acceptable et c’est debout que
nous passons les 2 heures qui nous séparent de Pondichéry.
Il faut savoir que les bus Indien sont apparemment une
institution. Très nombreux, en mauvais état, blindés de monde à longueur de
journée, leur réputation les précéde. Mais, finalement, après les bus d’Afrique
de l’Est, on est vacciné et je trouve le trajet plutôt confortable, c’est dire !
Pondichéry la Française… j’avais hâte de découvrir cette
enclave au parfum de France au sein de l’Inde et bien, je ne suis pas déçue !
A l’heure où j’écris, je viens de finir de délicieuses pâtes au pesto et hier
soir, nous avons dégusté un filet de bœuf au beurre maitre d’hôtel svp. Je sais
que la France ne se résume pas qu’à sa cuisine mais je ne vous raconte pas le
bond qu’à fait mon cœur quand dans le menu, lors du premier déjeuner, j’ai lu « quiche
du jour accompagnée de sa salade verte ». Un bonheur quand on mange du poulet-riz depuis deux mois et demi
maintenant !
Bref, comme vous vous en doutez, Pondichéry est très
touristique. La ville se divise en deux. Le quartier près de la mer dit « quartier
français » et de l’autre côté d’un canal le quartier indien, plus animé.
Nous avons mis quelques temps à trouver une auberge à prix abordable dans le
quartier français. Mais nous avons trouvé et nous partons de bon cœur nous balader.
Je suis vraiment charmée par cette ville. De grandes rues,
certaines pavées, des maisons multicolores, de la verdure partout, du moderne
mélangé à de l’ancien, c’est vraiment très
joli. Nous nous promenons aussi bien dans le quartier français que le quartier
indien même si nous préférons profiter des restaurants français ! Dimanche
soir, nous nous mélangeons même avec des expats de Pondichéry pour une séance
de cinéma à l’Alliance Française (« Les amants du Pont Neuf », top !).
Si les Indiens viennent de très loin, c’est pour aller méditer dans l’ashram
(lieu de méditation) du grand mystique Sri Aurobinda et de son épouse, « Mother »,
une Française devenue aujourd’hui un symbole religieux très important dans
toute la région. Nous avons visité son ashram et c’est un lieu très calme et
serein quoique bondé de visiteurs.
Ah si ! Autre particularité de cette ville aux mille
facettes, une promenade (très très très (j’insiste !) ressemblante avec la
Promenade des Anglais à Nice) longe la mer, agrémentée d’une gigantesque statue
de Gandhi.
Au coucher du soleil, les locaux, les Indiens en vacances et
les touristes se mélangent pour une balade. On y trouve un marché où l’on peut
tout aussi bien acheter des « langues de belle-mère » qu’une portion
de fruits de mer ou encore des colliers de fleurs ou de coquillages. Mais
surtout, on peut y trouver tous les soirs, une bande de vieux Indiens (ou moins
vieux d’ailleurs) qui à la lueur des réverbères disputent une partie de
pétanque. D’après notre expert ès pétanque, ils sont d’ailleurs très bons. Même
pas besoin de fermer les yeux pour se retrouver dans le sud de la France, un
soir d’été. Il manque juste le pastis !
Voilà pour Pondichéry. J’ai beaucoup apprécié cette ville où
le temps passe doucement et où il fait bon vivre.
Mis à part cela, un léger accident est venu noircir ce
tableau puisque la bretelle de mon sac à dos s’est cassée. Ce qui est assez embêtant,
vous comprenez. Nous l’avons fait réparer par un petit cordonnier de rue à Pondichéry
mais je doute que cela tienne longtemps. A la dernière pesée, à l’aéroport de
Colombo, j’avais quand même 19,5 kg sur le dos (gros mystère d’ailleurs puisque
je suis partie avec 17 kg et que je n’ai rien acheté… même chose pour Paul qui
lui affiche 20,5kg au compteur). Nous verrons bien combien de temps cela va
tenir et on avisera.
Nous sommes aujourd’hui mardi 16 avril et nous partons ce
soir en bus couchette pour Kochi sur la côte ouest cette fois. Une grande
transversale qui va nous faire gagner un
temps précieux puisqu’il ne nous reste qu’un mois et une semaine avant de
prendre l’avion pour Bangkok (et entre les deux, on va au Népal !). Mais
ne mettons pas la charrue avant les bœufs et profitons de tout ce que l’Inde a
à nous offrir, ce qui n’est pas peu dire !
| La vache qui tache sur la plage |
| Un peu de quotidien : l'installation de la moustiquaire |
| Le temple de Mahabalipuram |
| La faune mécanique de Pondichéry |
| Et sa flore, plutôt chouette |
| Symbole de Pondichéry, nous retrouverons cette espèce de saltimbanque dans le film "Les Amants du Pont Neuf" (en cherchant bien) |
| La "Promenade des Anglais" |
| Il est grand, dis ! |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire