PAUL – Avant toutes choses : nos excuses pour le manque
de nouvelles ces derniers jours. Quand ce n’est pas Internet qui manque, c’est
l’électricité… Mais ça peut aussi être un émerveillement total !
En effet, nous venons de passer par ce qui restera dans le
top 5 du voyage : Zanzibar. Mais résumons le récit pour ceux qui ont l’impression
d’avoir raté un épisode.
Après Nkhata Bay, au Malawi, nous franchissons la frontière
en compagnie d’un sympathique couple néerlandais, après une dernière halte près
de la frontière. Dans la cour d’une espèce de ranch, perdu au milieu de nulle
part, nous plantons la tente et branchons tous nos appareils derrière le bar
afin de les charger. Pas de bol : alors que je suis tranquillement assis
avec une bière devant un match de Liverpool, un immense orage éclate, au point
de faire sauter le courant et de menacer d’inonder la tente. Après une piètre
tentative de jouer aux cartes dans le noir, nous nous résignons à rapatrier la
tente dans une chambre et de la faire sécher dans la douche. C’est donc après
cette dernière péripétie au Malawi que nous parvenons à Mbeya, en Tanzanie.
Cette petite ville dans les montagnes offre apparemment un
gros avantage : celui d’avoir une gare ferroviaire qui fonctionne (et même
des trains qui roulent !). Malheureusement, le prochain train ne part que
quelques jours plus tard. Nous optons donc pour un bus de 12 heures pour
rallier Dar Es Salaam. Douze heures qui se transforment en quatorze. Ça va.
Nous ne passons qu’une petite journée à « Dar » - on nous conseille
de ne pas s’y éterniser – en effet, à part un quartier indien sympa et la très
animée Mosque Street, nous avons vite fait le tour du « centre ».
Donc nous prenons le bateau pour une traversée de deux heures en direction de
Zanzibar. Surclassés en « business », nous nous sous-classons très
vite, car, vous comprenez, Mademoiselle trouve que la clim’ nuit au bon déroulé
de sa sieste (j’avoue qu’on dirait qu’il fait 5°). Nous nous retrouvons donc
sur le pont pour profiter de l’air marin.
L’arrivée à Zanzibar n’est pas sans rebondissements (vous
commencez à nous connaître) : interpellés par la douane, nous nous
retrouvons face à deux employés du ministère de la santé, pour une vague
histoire de fièvre jaune : « Quoi ? Ce n’est pas tous les vingt
ans ? je proteste.
- A Zanzibar, nous demandons un certificat de moins de 10
ans.
- Alors que faire ?
- Monsieur, nous allons vous escorter en ville, vous vous
ferez vacciner et ça vous coûtera 40 dollars plus le taxi. Enfin, ça c’est la
procédure officielle…
- Parce qu’il y en a une autre ?
- Oui, nous vous donnons un certificat valide sur le champ
pour 20 dollars ! »
Vous vous doutez donc que je préfère sacrifier une journée à
Zanzibar plutôt que de céder à la corruption ! Enfin, me voilà heureux
détenteur d’un tout nouveau certificat de vaccination contre la fièvre jaune et
même le choléra !
Nous abordons enfin cette île aussi exotique que son nom. A la
sortie du port, nous croisons une Allemande aperçue à la frontière, qui nous
recommande quelques adresses. Mais nous n’avons qu’une envie dans l’immédiat :
affronter le dédale de ruelles blanches qui séparent des palais coloniaux de
maisons traditionnelles dans le labyrinthe de la ville de Stone Town. Je me
fais (enfin) le plaisir d’une paire de sandales, faites main par une famille d’origine
indienne.
Les différents peuples se croisent en parfaite harmonie :
Swahilis, Arabes (notamment d’Oman), Indiens… Tous issus de l’incroyable
histoire commerçante de l’île. Nous visitons l’ancien palais du Sultan,
relativement sobre, dans un style colonial fort charmant, un ancien dispensaire
transformé en conservatoire et en galerie, ainsi qu’un ancien hammam de style
persique. Ce qui nous a réellement conquis, c’est la ville elle-même de Stone
Town. Nous nous perdons un nombre incalculable de fois, pour notre grand
bonheur. Le soir, toute la ville se retrouve dans les jardins au bord de la
mer, envahis par les bouis-bouis qui préparent kebabs, fruits de mer, thés aux
épices, café… dans une ambiance très détendue. En réalité, ce sont les chats
qui se régalent le plus ; ils nous permettent tout de même de goûter à
quelques trucs.
Malgré l’enchantement de cette ville, nous décidons de
découvrir un peu l’île. Nous posons nos bagages à Jambiani, une petite ville de
la côte est, chez Jenny, une Ecossaise qui a installé quelques bungalows de
paille sur une plage paradisiaque. Une bonne journée de repos sur le sable
blanc s’imposait ! Le programme s’établit comme suit : lever pas trop
tôt, petit déjeuner les pieds dans le sable, lecture et écriture face à l’eau
turquoise, petite baignade dans une eau décidément trop chaude, apéro sur la
plage, repas délicieux… Tout cela dans un calme insolent – nous sommes seuls au
monde. Nous discutons avec le personnel et un instituteur, voisin des
bungalows, et finissons avec quelques verres sur la plage. Rude journée !
Toutes les bonnes choses ont une fin. Nous retournons le
lendemain à Stone Town pour un très long voyage qui s’ensuit. Malgré les
attraits de la Tanzanie : Kilimandjaro, Parcs Nationaux de Serengeti et de
Ngorogoro, nous devons faire un choix budgétaire, malheureusement. Mais aussi
pour des raisons de temps ; nous devons être le plus vite possible à
Nairobi pour demander nos visas indiens. Nous faisons donc le choix d’aller
directement à Mombasa, au sud du Kenya.
Je vois que tu as goutté la specialité de Zanzibar: Le Chat... un peu comme aux philippines le chien
RépondreSupprimerC'est comme du lapin et ça va avec toutes les sauces
Ahhhhhh Zanzibar...un de mes meilleurs souvenirs. Vous n'avez pas visité les forêts et les arbres à épices...les plus fameuses au monde?.
RépondreSupprimerça devait être bien chouette!!! des bises à vous et enjoy!!
Wouahou!
RépondreSupprimerNkhata Bay, Mbeya, Dar-e-Salaam, Zanzibar, Mombassa!!! Que de souvenirs!!
Vous me faites rever!
Enormes bises!