CHA - Déjà, rassurez-vous, rien ne nous est arrivé ! Si
nous n’avons pas écrit depuis longtemps, c’est que nous avons pris des
vacances ! Et oui, une semaine de repos à Bangkok !
A peine débarqués à la douane de Bangkok, le ton est donné.
Le douanier en chef nous demande si on est au courant qu’il y a un couvre-feu.
Oui, oui, on le sait, on n’a pas le droit de sortir entre 22h et 5h du matin. Le
douanier, hilare, entreprend alors de nous mimer un militaire, fusil au poing
qui tire sur tout ce qui bouge : « Because after 10pm… tadadadadam
(bruit de balle) ! Ah ah ah ah! ». Et tout le staff de la douane
s’esclaffe face à nos visages plutôt surpris de cet accueil. Bienvenue en Thaïlande,
le pays des Bisounours et des coups d’état.
Accueillis comme des rois par Cindy, une amie de Paul
rencontrée en Afghanistan (encore !), Julien son mari et leur petit Noah,
nous avons renoué avec un quotidien et un rythme plus normal. Ce qui n’est pas
pour nous déplaire ! Dans leur grande et jolie maison, on a passé la
semaine à se reposer, à cuisiner pour nos hôtes (histoire de les remercier, on
est resté une semaine quand même !), à jouer avec Noah, à regarder des
vidéos Disney… Bref, on a pris des vacances !
Mais pas que ça non plus, parce qu’avant tout, on est à
Bangkok pour faire notre visa birman. Nous l’avons eu en milieu de semaine sans
aucun souci, ce qui m’a étonné, je l’avoue, étant donné que ce pays est assez
fermé.
Nous avons aussi profité de cette semaine-là pour visiter
Bangkok. Paul ayant travaillé là-bas quelque temps, il a bien voulu me traîner
dans les zones touristiques. La chaleur et la loi martiale étant au
rendez-vous, nous n’avons pas pu voir la vie nocturne de cette ville et sa
fameuse Khao San Road où les bars se succèdent ainsi que les établissements qui
proposent des « services » de jeunes Thaïlandaises. C’est, paraît-il,
un sacré spectacle, assez triste, que de voir ces touristes écumer les bars à
la recherche d’une jeune femme.
Mais Bangkok ne se résume pas qu’à ça, loin de là, et nous
avons aussi été visiter des marchés, le Palais royal, les différents quartiers.
Nous avons aussi fait un tour en bateau sur les Khlong, canaux qui traversent
Bangkok, bordés de maisons sur pilotis. Un vrai voyage dans le temps… Parfois
Bangkok apparaît comme une ville futuriste, entre ses immenses buildings, ses
avenues à 4 voies, son train/métro aérien, ses routes aériennes aussi. Il ne
manque plus que des voitures volantes et on s’y croirait ! Mais, dans
d’autres quartiers, il y a aussi des immeubles à 2 étages, des marchands de
scorpions et autres insectes grillés, des touk-touks, du bruit, des odeurs, une
vraie ville d’Asie du sud-est comme on se l’imagine.
Une double personnalité que l’on retrouve chez les Thaïlandais
eux-mêmes. Ils sont très gentils et très « mignons ». Je ne trouve
pas d’autre terme pour expliquer qu’ils sont doux, polis, qu’ils aiment les
décorations avec des cœurs, des petits chats, du rose et les Bisounours (Zounours !).
Et en même temps, depuis des années, les coups d’état se succèdent. La
situation politique est catastrophique, entre les chemises rouges et les jaunes
qui se haïssent et s’opposent régulièrement. Et le roi, qui reste inébranlable
et aimé de tous.
Grace à Cindy, Julien et Paul, j’ai pu appréhender un peu
mieux ce pays plein de dualité et de paradoxes. Le coup d’état venait d’avoir
lieu quand nous sommes arrivés mais en une semaine, mise à part quelques
militaires, nous n’avons rien vu, rien subi. La tension reste vive pour les Thaïlandais
et les expatriés car l’avenir est incertain, mais on pourrait passer à côté en
tant que touriste. Et c’est dommage de ne pas connaître l’histoire du pays que
tu visites.
Enfin bref, la semaine est finalement passée très vite et
l’heure de nous rendre au Myanmar est arrivée. Je vais réaliser un de mes
rêves… j’ai hâte !
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